nouvelles perspectives en psy à partir de l’oeuvre de Piera Aulagnier

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Description

Journées du 4ème groupe  » les 4 et 5 mars 2017

Quarante-deux ans après la parution de la Violence de l’interprétation et sa traduction en anglais, en italien, en espagnol et en grec, nous pouvons interroger la présence de l’oeuvre de Piera Aulagnier pour les psychanalystes aujourd’hui. Piera Aulagnier a reconsidéré la métapsy-chologie classique et s’est éloignée en même temps des références lacaniennes qui nour-rissaient sa pensée, pour déplacer la problématique du signifiant vers une mise en pratique en termes de traitement analytique. À partir du « hors-champ » que construisait sa rencontre avec le discours psychotique, elle a postulé l’existence d’une activité représentative originaire pictographique. Dire avec elle que chaque pensée du Je correspond pour l’originaire à une image de la chose corporelle, déplace la ligne d’horizon du figurable et de l’interprétable. Ce déplacement est également perceptible dans des moments régrédients où l’affect de la représentation est indis-sociablement représentation de l’affect. L’activité pictographique, bien particulière, est hors phantasme et en-deçà de l’inconscient freudien. Elle métabolise ce qui se présente au niveau du phantasmant et du Je, selon son propre postulat qui est celui de l’auto-engendrement. Cette activité de fond n’accédera pas à la conscience mais, par exemple, elle peut se présenter sous forme de l’arrachement d’un espace/psychique d’avec un espace/corps. La conception originale de Piera Aulagnier du lien entre l’éprouvé, le représenté, et le dit ouvre au large champ de la clinique non-névrotique. Elle renouvelle aussi notre possibilité de rencontrer en séance, chez l’analysant comme chez l’analyste, certaines manifestations somatiques, des vides de pensée et des moments où les mots ont valeur de chose corporelle. Comme toute théorie, cette oeuvre majeure par ailleurs fortement liée à une volonté de levée de l’aliénation, a pour destin de s’éroder et de se transformer. Alors, quel est le devenir des ouvertures proposées par l’oeuvre de Piera Aulagnier dans le champ de la psychanalyse contemporaine ?

SAMEDI 4 MARS 2017
Matinée modérée par Janine Filloux
09h00 Accueil des participants
09h45 Propos d’ouverture par le Président du IVème Groupe
10h00 Maurice Dayan (Psychanalyste, Paris)
L’expérience du dévoilement de l’étrange coalescence entre réalité et souffrance
10h45 Gerassimos Stephanatos (Psychanalyste, membre du IVème Groupe, Athènes)
Au commencement était l’action du pictogramme
11h30 Pause
12h00 Discussion
12h30 : Déjeuner libre
Après-midi modérée par Francis Drossart
14h30 René Péran (Psychanalyste, membre du IVème Groupe, Dinard)
Penser l’origine – penser le désir
15h15 Alberto Luchetti (Psychanalyste, membre de la Société psychanalytique italienne, Rome)
Anticipations du Je
16h00 Pause
16h30 Discussion
17h15 Sophie de Mijolla-Mellor(Psychanalyste, membre du IVème Groupe, Paris),
Penser l’aliénation de l’individuel au sociétal
18h00 Discussion

DIMANCHE 5 MARS 2017
Matinée modérée par Héloïsa Castellanos-Colombo
09h00 Jean Peuch-Lestrade (Psychanalyste, membre du IVème Groupe, Lyon)
Repenser l’originaire avec l’autisme aujourd’hui
09h45 Pierrette Laurent (Psychanalyste, membre du IVème Groupe, Caen)
Pictogramme, identifications intra-corporelles et Moi-corps
10h30 Pause
11h00 Discussion
11h30 Raphaël Minjard (Participant aux activités du IVème Groupe, Lyon)
Sidérer, désirer : de l‘anagramme à l’anamorphose
12h15 Discussion
13h00 Clôture des journées

Journées enregistrées par CONGRES MINUTE

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