le mineur dans la tourmente des violences conjugales

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Description

Colloque organisé par le centre de victimologie pour mineurs le 23 janvier 2016 à Paris

La violence d’une famille qui se déchire dépasse la somme des violences de ses membres. L’enfant d’un couple en débat violent peut être à la fois témoin, victime mais aussi acteur. Jusqu’où est-il impliqué ? Jusqu’où s’implique-t-il ? Quelle que soit sa souffrance, son avenir psychologique et social dépend grandement des interventions qui doivent rapidement aider le système familial à réduire et à gérer son implosion. Ce vœu d’agir vite se heurte à de multiples obstacles, malgré l’apport des réformes judiciaires. Comment rompre le cercle vicieux de la violence, de la manipulation et de la passivité ? Des amis de l’école, du collège, du lycée, certains professionnels tels que le Conseiller Principal d’Éducation, l’assistante sociale, sont souvent les premiers alertés. La CRIP, cellule de recueil des informations préoccupantes, le Parquet où parviennent les signalements, et la vigilance des services de Police et de Gendarmerie qui reçoivent mains courantes et plaintes des adultes, mais interviennent aussi en urgence à domicile, jouant un rôle méconnu de régulation, établissent autant que possible la réalité des faits, sur laquelle reposeront les procédures ultérieures. A tous les niveaux de ces organes, la présence de psychologues permet d’approfondir le sens des problématiques et des interventions.

Enfant en souffrance, cet enfant est-il en danger ? Cette question reste posée. Avocats et conseils, dont ceux qui se spécialisent dans l’assistance aux mineurs, participent aux procédures judiciaires, au débat éducatif et de l’autorité parentale qui est le domaine du Juge aux Affaires Familiales, et/ou au débat de l’enfance en danger sous l’autorité du Juge des enfants. Les experts, dont le psychiatre et le psychologue, sont souvent commis dans des procédures multiples contemporaines, lorsque dans les mêmes temps se jouent les enquêtes menées sous l’autorité du Procureur de la République, par le Juge aux Affaires Familiales, et par les services socio-éducatifs pour le Juge des enfants.

Parallèlement à l’action pénale, et dans la mesure où les violences conjugales sont le plus souvent considérées comme difficilement atteignables par la médiation, la dimension du soin et du thérapeutique, notamment en thérapie familiale, prend toute sa dimension
réparatrice : permettre à l’enfant une autonomie suffisante pour marquer sa propre existence, préserver autant que possible ou reconstruire des liens parent – enfant vivables, différencier les violences entre adultes de la parentalité, voire permettre au grand enfant et à l’adolescent de jouer leur rôle personnel dans les interactions qui feront évoluer le sens
commun de cette famille-là.

Nous vous invitons à emprunter ce chemin d’incertitudes et d’ambivalences et à échanger sur la question de l’enfant à partir de ces points de vue originaux d’intervenants de champs différents

PROGRAMME
9h – Ouverture de la journée
Dr Caroline REY-SALMON, pédiatre des hôpitaux, médecin légiste, expert près la cour d’Appel de Paris, présidente du CVM

9h15 – Violences conjugales et parentalité : protéger la mère, c’est protéger l’enfant
M. Edouard DURAND, conseiller à la cour d’Appel d’Orléans, Secrétaire général de la première présidence, ancien juge aux affaires familiales, ancien juge des enfants.

10h15 – PAUSE

10h45 – TABLE RONDE

Le rôle prépondérant de l’avocat auprès des enfants victimes de violences et la spécificité de son intervention
Maître Dominique ATTIAS, avocate à la Cour, Vice-Bâtonnière du Barreau de Paris, antenne des mineurs

L’expertise psychiatrique de la famille dans les violences conjugales
Dr Paul MESSERSCHMITT, pédopsychiatre, Unité Médico-Judiciaire, Hôtel Dieu, expert près la cour d’Appel de Paris

L’expertise, une aide à la décision du juge aux affaires familiales
Mme Sophie PLASSART, Vice Présidente chargée des Affaires Familiales, tribunal de Grande Instance de Paris

12h30 – DÉJEUNER

14h – Comment le policier et le psychologue interagissent quand le mineur est dans la tourmente des violences conjugales
Mme Anne PARACHOUT, psychologue clinicienne et thérapeute familiale, cellule d’écoute psychologique, groupe hospitalier Paul-Guiraud-Villejuif (94), commissariat de police de Boulogne-Billancourt (92) ; M. Stéphane PRÉAU, brigadier-chef, responsable de la Brigade Locale de Protection de la Famille, commissariat de police de Boulogne-Billancourt (92).

15h- La protection judiciaire du mineur dans la tourmente des violences conjugales
Mme Laëtitia DHERVILLY, Vice-Procureur, chef de la section des mineurs, Parquet du Tribunal de Grande Instance de Paris

L’enfant au centre de la violence conjugale : une information préoccupante qui requiert une grande attention
Mme Camille PERONNET, Conseillère socio-éducative à la CRIP 75.

16h – Les nouveaux lieux où se parlent médiations, médiatisations et thérapeutiques. Où le savoir partagé et partageable entre professionnels
M. Bruno ZILBERG, directeur général de l’association CIThéA Famille et Professionnel, psychologue clinicien et psychothérapeute, expert près des Tribunaux pour Enfants et aux Affaires Familiales, co-Président de la Fédération Française de Psychologues et de Psychologie – IDF, administrateur à la Fédération Nationale de la Médiation et des Espaces Familiaux.

17h – FIN

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