L’Association psychanalytique de France (APF) a été fondée en 1964 à Paris.

Elle a pour vocation de contribuer à la découverte freudienne, à la recherche en psychanalyse et à la formation des psychanalystes.

Sa création est issue des conflits qui traversent alors la Société française de psychanalyse, notamment autour de la conception de la formation analytique.

L’APF rassemble autour de Daniel Lagache, son premier président, des psychanalystes souhaitant poursuivre leur travail dans le cadre de l’Association psychanalytique internationale.

Elle devient une société composante de l’Association psychanalytique internationale (API) en 1965.

Parmi ses fondateurs figurent notamment Jean Laplanche, Jean-Bertrand Pontalis, Daniel Widlöcher et Jean-Claude Lavie.

L’APF inscrit son travail dans l’héritage de Sigmund Freud, tout en maintenant un esprit de recherche et de découverte.

Elle accorde une place centrale à la liberté de pensée et d’expression scientifique.

La formation des futurs psychanalystes constitue l’une de ses missions essentielles.

L’une de ses particularités est le principe d’extraterritorialité de l’analyse personnelle par rapport à l’institution de formation.

L’analyse personnelle du futur analyste demeure ainsi distincte de l’évaluation institutionnelle de son parcours.

La formation comprend notamment des cures supervisées, des enseignements et des échanges scientifiques.

L’APF encourage également le dialogue de la psychanalyse avec d’autres domaines, notamment la littérature, la linguistique et l’anthropologie.

Son activité scientifique vise à poursuivre l’exploration de l’inconscient, du transfert, des résistances et de la sexualité infantile.

Elle entend ainsi faire vivre l’héritage freudien en le confrontant continuellement à l’expérience clinique et aux recherches psychanalytiques contemporaines.

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