L’usage de la sublimation
Plage de prix : 20.00 € à 35.00 € TTC
Totalité des conférences
L’usage de la sublimation
Association Psychanalytique de France — Samedi 24 septembre 2011
Les œuvres d’art sont-elles l’expression sublimée par les psychanalystes qui s’attachent à y reconnaître, comme Freud, les manifestations de l’inconscient et en particulier des complexes œdipiens de son habitant ? Traditionnellement, la sublimation est entendue comme l’aboutissement d’un processus psychique où la pulsion se déplace quant à son but sexuel afin de permettre une réalisation à un but non sexuel, telle une création artistique. Mais la complexité et l’insaisissabilité de ce concept toujours inachevé par Freud incitent-elles à en faire l’index d’un questionnement plus que le contenu d’un concept ?
Pour le préciser, pour l’inscrire dans quel sens et quelle utilité la notion de sublimation peut-elle encore se présenter aujourd’hui, comment les arts visuels ? La théorie peut-elle, dans leur manière d’être maintenant du créateur, de l’œuvre et de l’expérience esthétique ? Comment les nouvelles formes de la pratique abordent-elles encore la sublimation ? Est-elle mobilisée pour penser dans sa matérialité, ou est-ce l’objet qui sollicite et travaille ? De plus, l’œuvre peut n’être pas seulement l’expression de la vie psychique de son auteur, elle fait aussi l’événement avec le spectateur. Les questions et les idées essentielles sont encore l’occasion des liens à interroger aussi avec la création, le travail de sublimation, avec l’histoire des formes et des mouvements artistiques.
Le fait, aux temps de la crise de la représentation, de l’œuvre toute faite et à l’heure même de la banalité, voire de déplacements critiques qui désertent les lieux consacrés, donne à la sublimation une pertinence particulière. Une œuvre artistique peut-elle apporter de l’événement, de l’actuel, du réel et peut-elle poser encore une question à la sublimation ?
D’autres courants de la pensée psychanalytique ont exploré les points de vue différents en s’éloignant de la théorie freudienne qui voit dans le « jeu » la source de toute création. Le « jeu » qui peut alors être recouvert par le concept de sublimation des pulsions, puisqu’il ne peut y avoir de sublimation sans mouvement en dehors du jeu.
À partir de ces réflexions, l’objectif est de mettre en perspective la sublimation, la création artistique et leurs transformations contemporaines.
Programme
- Intervention de Jean Clair
- Intervention de Georges Didi-Huberman
- Introduction et direction de discussion — Daniel Widlöcher
Retrouvez les autres enregistrements Congrès Minute de l’APF
