Trois séances par semaine, vous n’y pensez pas !

30.00 40.00 

Totalité des conférences

Effacer

Description

Trois séances par semaine,vous n’y pensez pas ! Colloque de la SPP du 17 novembre 2018

Trois séances par semaine,vous n’y pensez pas ! Quelle psychanalyse par ces temps qui courent ?
Un divorce semble apparaître entre le temps de la cure analytique et le temps de la société actuelle. Notre monde contemporain, avec son culte de la vitesse et de la performance, installe un écart problématique avec la temporalité interne propre à la vie psychique et à ses exigences. Le quantitatif primant sur le qualitatif, le présent est surinvesti, « positivé » par le bouleversement des temporalités galopantes vécues au quotidien. L’instantané est promu et encouragé, ignorant le passé et feignant d’organiser le futur.
Le temps de la cure et le temps de notre société s’opposent-t-il alors dans ce monde accéléré, connecté de manière permanente, opératoire ou excité et addictif ? Notre époque est-elle celle de l’illusion d’un temps maîtrisable et d’une satisfaction pulsionnelle rendue accessible sans confrontation à l’absence, au manque ou aux limites ?
Mais peut-on éviter ces confrontations qui nécessitent le temps de la pensée, de sa maturation et de son élaboration, et l’intégration psychique de cette expérience ? Non mesurables, les temporalités de notre monde interne, régies par leurs rythmes propres, leurs logiques inconscientes qui ignorent le temps, contrarient l’ordre actuel du temps qui se veut toujours plus productif à moindre coût psychique.
Un malaise se fait jour dans la civilisation, avec la tentation du repli, du retour aux nationalismes et aux frontières du passé. Les progrès techniques et scientifiques de plus en plus sophistiqués, en résonnance avec une forte sollicitation sociale et individuelle, ajoutent-ils à la perte de repères ?
En même temps, explorer et revisiter son passé, construire sa propre histoire semble moins intéresser les individus. Consacrer plusieurs séances hebdomadaires de 45 minutes à son analyse apparaît par ces temps qui courent comme une extravagance : « trois séances, vous n’y pensez pas ! » Sommes-nous devant de nouvelles formes d’organisations psychopathologiques ? La résistance à la psychanalyse trouve-t-elle là un champ royal où se loger ?
Ce sont ces thématiques du temps psychique, de son établissement, de sa perte, de la maltraitance que lui inflige le monde contemporain, comme du rôle que peut jouer la psychanalyse dans son (r)établissement qui seront mises en question dans ce colloque

PROGRAMME

9h Accueil des participants
9h30-9h35 Ouverture du colloque
9h35-10h35 LA PSYCHANALYSE ET SON TEMPS
Gilbert Diatkine, Denys Ribas
10h35-11h05 Pause
11h05-12h45 LA PSYCHANALYSE ET L’IMPATIENCE DES TEMPS QUI COURENT
Modérateur : Jacques André
Bernard Bensidoun, André Ciavaldini, Bernard Golse
12h45-13h PERDRE L’IMPATIENCE : LE TEMPS SENSIBLE
Julia Kristeva
13h-14h30 Pause Déjeuner
14h30-16h LA CURE, SON TEMPS, SON RYTHME
Modérateur : Paul Denis
Elisabeth Birot, Évelyne Chauvet, Hélène Suarez-Labat
16h-16h30 Pause
16h30-18h ART ET CURE : ENTRE LENTEUR ET FULGURANCE
Modérateur : Françoise Coblence
Laurent Danon-Boileau, Jean-Claude Rolland, Évelyne Toussaint

Colloque enregistré par Congrès Minute

TELECHARGER LE PROGRAMME

Articles similaires ou complémentaires …