« Le corps de l’enfant malade : C. Bonnefoy-F. d’Alberton
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Description
Le corps, cet étranger : Week-end SEPEA du 21 au 23 mars 2025
VENDREDI SOIR : « Le corps de l’enfant malade : enjeux de l’écoute analytique pour l’enfant, sa famille et les soignants. »
- Catherine Bonnefoy (SPP/SEPEA)
Figures de l’intrus en pédiatrie. Maladie chronique grave, transplantation : les enjeux psychiques pour l’enfant, sa famille et les soignants.
L’atteinte somatique chronique grave chez un enfant fait irruption dans sa vie et celle de sa famille tel un ouragan dévastateur. L’intrusion de la maladie, des traitements, effracte les enveloppes psychiques, attaque la construction du sentiment de sécurité, entrave les processus développementaux et bouleverse les liens familiaux. La construction subjective de l’enfant, la dynamique familiale sont perturbés. Nous envisagerons les processus intrapsychiques et intersubjectifs convoqués dans ces situations où le corps défaillant, les traitements tels qu’une transplantation, sont des intrus à apprivoiser.
Nous envisagerons ces problématiques à partir d’une pratique clinique de psychologue clinicienne, psychanalyste, dans un service de néphrologie pédiatrique auprès d’enfants dialysés et transplantés.
- Franco D’Alberton (SPI/SEPEA)
Psychanalyste membre de la SPI et de la SEPEA, psychologue clinicien dans les services publics et au département de Pédiatrie de la polyclinique Orsola-Mapighi de Bologne.
« Petit » corps malade : son écoute analytique dans le contexte des soins pédiatriques.
Le travail de psychanalyste dans une institution de santé pédiatrique s’accorde avec l’importance que Florence Guignard accorde à la capacité de « l’écoute attentive » :
« Résultante de notre consensualité, à la recherche des conjonctions constantes, selon Bion, cette écoute attentive conjugue une fine observation visuelle des mouvements et de la posture de l’enfant avec une écoute intuitive sensible, captant également les mouvements émotionnels qui circulent dans le champ analytique, supportant de ne pouvoir toujours en repérer l’origine – chez le patient ? chez l’analyste ? – et surtout, acceptant de contenir en soi ce précieux matériau, de le remâcher, de le ruminer pour essayer d’en tirer quelque chose… quelque chose qui surgirait – peut-être demain, ou dans plusieurs mois, ou jamais – chez l’un ou chez l’autre des protagonistes dans le champ analytique ».
Ainsi, la principale fonction psychologique d’un travailleur de la santé dans un contexte sanitaire, consisterait, pour fournir les soins psychologiques nécessaires, en la capacité d’écouter et de chercher un sens aux diverses situations dans lesquelles il se trouve et de proposer une culture du lien au lieu d’une culture de l’évitement, de la division et de la fragmentation.
Le sens et la vérité, les nœuds et les liens qui permettent à l’énergie et aux représentations de se connecter et aux fantômes de prendre forme, s’opposent à l’expérience de l’angoisse. En effet, la remontée des sentiments, des mots et des représentations mentales permet d’assimiler des expériences traumatiques difficilement accessibles au niveau de la représentation mentale, soit parce qu’elles sont trop intenses, soit parce qu’elles se limitent à ce qui s’est passé au niveau physico-sensoriel et qui n’a pas trouvé la possibilité d’être transformé en matériel accessible à l’appareil psychique.
Presque chaque jour, dans l’institution de santé, se vérifie que « le développement mental sain dépend de la vérité comme l’organisme dépend de la nourriture » [1 Bion 1965].
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