STOP DSM
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Description
STOP DSM
Deuxième journée d’études STOP-DSM — clinique et politique — 20 octobre 2012 — Initiative pour une Clinique du Sujet
pour en finir avec la pensée unique DSM
Initié il y a deux ans par un groupe de psychanalystes, de psychologues et de psychiatres de diverses orientations, le mouvement anti « pensée unique DSM » a désormais pris une extension nationale et internationale et va tenir sa deuxième journée le samedi 20 octobre 2012. Plusieurs problèmes y seront abordés. Tout d’abord, en quoi les psychanalystes sont-ils concernés par l’hégémonie grandissante des classifications soutenues par l’OMS, sur la base d’une théorie organiciste des troubles, et pour le plus grand profit des industries pharmaceutiques ? Les psychanalystes pourraient en effet penser qu’ils ont leur propre clinique, et qu’ils sont donc à l’abri des conséquences du nouveau langage qui s’impose dans l’enseignement, dans les systèmes de soins, comme dans les médias. Mais peuvent-ils se désintéresser de ces conséquences, alors même qu’ils sont les premiers, sinon les seuls, à pouvoir en mesurer les effets ? Il y a là une responsabilité pour les psychanalystes, qui assurera d’ailleurs leur place dans la société. Il s’agit aussi d’un problème mondial, puisque l’OMS soutient l’entreprise DSM; ces journées feront le point sur l’extension du mouvement anti « pensée unique DSM », dans différents pays du monde. Mais, il serait insuffisant de dénoncer une nomenclature unique sans envisager des alternatives, car on doit concéder que les systèmes de protection sociale et de remboursement, la recherche, l’épidémiologie ont besoin d’un minimum de références communes. Il faut donc élaborer dès maintenant une ou plusieurs bases de données sémiologiques aptes à préserver et même à promouvoir une clinique du sujet. Enfin, il y a lieu de réfléchir aux perspectives politiques, car ce mouvement s’adresse non seulement à l’OMS, mais aux pouvoirs publics de chaque pays, qui ne mesurent pas exactement les conséquences financières et humaines de l’hégémonie du système DSM.
Programme
- Ouverture — Patrick Landman
- « En quoi les psychanalystes sont-ils concernés par le DSM ? » — Tristan Garcia-Fons, Claude Léger, François Leguil, Gérard Pommier
Président : Patrick Landman - « Le DSM, un problème mondial » — Mario Binasco, André Michels
Président : Alain Vanier - « Les alternatives au DSM » — Jean Garrabé, François Kammerer, Michel Patris, Christian Portelli, Thierry Trémine
Président : Jean-Jacques Tyszler - « Perspectives politiques » — Jean-Claude Aguerre, Guy Dana, Francis Drossart, Jean-François Solal
Présidente : Dominique Tourrès Gobert

