les territoires de la haine

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Colloque du CEPP « les territoires de la haine » avec Jacques André, I.Bernateau, F.Néau…

Là où l’amour fait dans la nuance, la haine ne connaît pas la demi-mesure. Totale, absolue, elle circonscrit son objet et elle y tient plus que tout, s’attachant à lui nuire avec une constance et une ténacité dont l’amour ne fait pas toujours preuve. Le paradoxe de la haine tient dans le fait qu’elle reconnaît un objet dans le geste même où elle souhaite l’annuler. Si la haine crée l’objet, elle est aussi ce qui menace le plus violemment son existence :  » On peut même affirmer que les prototypes véritables de la relation de haine ne sont pas issus de la vie sexuelle, mais de la lutte du moi pour sa conservation et son affirmation « . Freud a montré que la haine est séparatrice, elle crée un écart entre le sujet et l’objet et délimite les frontières du moi :  » Le haï, l’étranger au moi, le dehors sont tout d’abord identiques « . Parce qu’elle fait de l’identité de soi à soi un concept exclusif voire fétichisé, la haine porte en elle le rejet de toute altérité :  » J’ai assez vécu pour voir que différence engendre haine  » (Stendhal). Quand la haine se fait l’alliée d’un narcissisme ennemi des « petites différences », elle devient le vecteur d’une pureté qui ne tolère plus aucune bigarrure, aucun mélange. Pureté (de la race), purge, épuration (ethnique) : le pur et la haine habitent les mêmes contrées. Quelles formes prend la haine dans les manifestations contemporaines de la violence et de la cruauté ? Engendre-t-elle de nouvelles frontières, et par là de nouveaux territoires ? Les territoires de la haine auraient-ils aujourd’hui changé de nature ?

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Colloque enregistré par CONGRES MINUTE

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